Mercredi 25 — De Lyon à Gabès, tellement de kilomètres et de rencontres

J’arrive sur les coups de 9h sur Bron, je m’égare un peu et finit par trouver ce collège Théodore Monod. Je ne trouve encore personne, il y a juste un jeune qui poireaute devant l’entrée avec une casquette à l’envers. Je fais un tour pour tenter de trouver la 406 break d’Ali, je passe devant le jeune, je capte qu’il a à côté de lui une grosse valise « New York ». Lui aussi part en Tunisie!
Il s’appelle Christophe, est danseur et bosse à Pôle Pik. Il est pas si jeune qu’il en avait l’air de loin, avec sa barbe rousse bien taillée. Débarque maintenant Cécilia, également danseuse et Pôle Pik.
Luce et Sonia grands sourires arrivent. Elles vont chercher la caisse, on charge, mon vélo plié calé au fond du coffre où il va dormir quelques jours. Vroum.
L’arrivée à l’aéroport est le début du voyage dans le sens d’une épreuve molle et longue. Heureusement la bonne humeur règne, ça rigole déjà pas mal sur la route, on fait les présentations. La voiture est posée au P5 longue durée, on chope la navette pour le T1 où Alissone nous attend dans sa veste jaune poussin. C’est à cause d’Ali que je suis ici, comme tout le reste de l’équipe d’ailleurs. Petite photo devant l’aéroport.
Tiens, encore un qui arrive, Grégory, un costaud sous un petit chapeau et une barbe fournie. Ses quatre complices du Collectif X sont encore sur la route, partis un peu à la bourre de Sainté.
File d’attente, enregistrement des bagages. Katell, François, Lucile et Yoann déboulent, pas si en retard tout compte fait. Café d’aéroport. On est mercredi, alors on n’oublie pas d’acheter son Canard Enchaîné. File d’attente, checking. Yoann se fait emmerder pour sa perche micro qui ferait une arme sympa pour fracasser un personnel de bord, même s’il y a quelques minutes la compagnie aérienne lui a garanti que ça passait en cabine. Ça va rester à la consigne. File d’attente, on va s’asseoir dans l’avion, il décolle, on mange un truc tiède fade, on atterrit.
File d’attente, contrôle des passeports. Attente devant tapis roulant, récupération des bagages. Bahri nous attendait évidemment, accueil sourire aux oreilles. Comme me l’avait décrit Ali, des yeux verts d’un autre monde. Et un pull rouge gratiné. La chaleur du dehors est bien épaisse, fait dans les 35°C aujourd’hui. Pas le temps de dégourdir les jambes qu’on trouve le car, avec un cortège de jeunes et quelques uns à peine moins jeunes qui descendent en rang d’oignons nous saluer, comme si c’est eux qui arrivaient et nous qui accueillions. On grimpe dans ce qui va être notre locomotive pour le voyage au Sud. Maintenant direction Gabès.
Le route sonne comme un long travelling de générique, on aperçoit des bouts de mer sur notre gauche, et toujours un paysage très sec, très plat, qui défile autour d’une droite ligne de bitume.
Petite pause sur une aire de repos où un groupe de mecs matent un foot télévisé. Deuxième mini pause sur bande d’arrêt d’urgence, quelques jeunes partent pisser dans un champs d’oliviers. Ici les oliviers sont plantés nettement plus loin les uns des autres que par chez moi, il y a sans doute une corrélation entre la façon d’écarter les plans d’oliviers et le rapport au productivisme.
Un peu au milieu du trajet, moment de folie dans le bus, les deux percussions sont sorties, ça chante, ça braille, les youyous, les mains qui claquent, on danse dans le couloir du bus qui poursuit sans ciller sa folle course en avant. Les jeunes ont de l’énergie à revendre et semblent enivrés par le voyage qui démarre. Il faut un moment avant que la musique improvisée et la danse se calment, que chacun reprenne une position assise, certains s’endorment.
Après une dernière pause et encore deux bonnes heures de car, on arrive à Gabès, dans notre auberge, il est 22h passées. Les Français dorment avec les Français, les Tunisiens dorment avec les Tunisiens, séparation qui nous parait à tous un peu étrange mais vu l’excitation des ados, c’est peut-être mieux si nous les vieux on peut s’offrir des nuits calmes.
On finit cette soirée sur le synthétique du petit stade jouxtant l’auberge, un temps pour que Bahri nous livre une présentation claire des Danseurs Citoyens et leur actuel travail avec les jeunes à Tunis, voilà un an qu’ils ont ouvert un centre de formation, le Lang’Art. Tour des présentations individuelles, où alternent comédiens, danseurs, musiciens, administrateurs, enseignants…
Au lit.

Adrien

13 réflexions au sujet de « Mercredi 25 — De Lyon à Gabès, tellement de kilomètres et de rencontres »

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