Katell Daunis

image 23 mai 2016
« Il y a donc constamment devant moi cette unique tâche à laquelle je ne m’attelle toujours pas, bien que je doive le faire : trouver le chemin, la possibilité d’une réalité quotidienne. » (extrait d’une lettre de R.M. Rilke à Lou Andréas Salomé)
 
« Joue le jeu. Menace le travail encore plus. Ne sois pas le personnage principal. Cherche la confrontation. Mais n’aie pas d’intention. Evite les arrière-pensées. Ne tais rien. Sois doux et fort. Sois malin, interviens et méprise la victoire. N’observe pas, n’examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant. Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond, prends soin de l’espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu’enthousiasmé. Echoue avec tranquillité. Surtout aie du temps et fais des détours. Laisse-toi distraire. Mets-toi pour ainsi dire en congé. Ne néglige la voix d’aucun arbre, d’aucune eau. Entre où tu as envie et accorde-toi le soleil. Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus, penche-toi sur les détails, pars où il n’y a personne, fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur, apaise le conflit de ton rire.  » (Nova dans Par les villages de Peter Handke)

François Gorrissen

Aut-Port

Interprètes, Comédien, et membre du Collectif X. Il allie la pratique de la parole tant sur la scène du théâtre que dans une recherche autour de la musique. Il focalise son attention sur la parole et le texte en prose comme possibilité du chant, et la possibilité de ce chant à surgir de la bouche à tout moment. Il cultive une sensibilité pour les chansons traditionnelles, anciennes, celles qui racontent des histoires avec cette économie et cette force si particulière.
Dans le cadre du projet Ville# ,la retranscription d’un entretiens, qui a eu lieu en amont, sur scène est aussi un moment où l’acteur se fait passeur de la parole de chacun et devient le médiateur qui rend à la cité sa propre voix, pour qu’elle puisse prendre le temps de s’écouter; un travaille qui l’intéresse tout particulièrement car il questionne profondément le statut du comédien et du « personnage ».

Has no one said those daring
Kind eyes should be more learn’d?
Or warned you how despairing
The moths are when they are burned?
I could have warned you; but you are young,
So we speak a different tongue.
O you will take whatever’s offered
And dream that all the world’s a friend,
Suffer as your mother suffered,
Be as broken in the end.
But I am old and you are young,
And I speak a barbarous tongue.

Personne n’a-t-il dit à ces jolies
Yeux mutins d’être plus sages?
Ou informés en bon partage
Du désespoir des papillons brûlant la nuit?
Je te l’aurais dit ; mais tu es jeune
Aussi nous parlons une langue différentes
Ô tu prendras tout ce qui est à prendre
En rêvant le monde entier comme un ami
Tu souffriras autant que ta mère en sa chambre
Ton corps finissant tout aussi meurtri.
Mais je suis vieux et tu es jeune
Et je parle une langue barbare.

William Butler Yeats, traduction libre: F.G

Yoann Coste

Yoann

Technicien spécialisé dans les métiers du son depuis 2007; il occupe, suivant les projets et les rencontres, les postes de sonorisateur, mixeur ou preneur de son documentaire. Musicien autodidacte et cultivant son faible pour les musiques improvisées, il aime tout autant jouer des guitares préparées que reprendre du vieux rock dans les bars.

Cécilia Nguyen Van Long

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Cécilia a commencé la danse a l’âge de 5 ans avec le modern jazz sur Valence dans la Drôme.
Elle s’est ensuite initiée à la danse hip hop au contemporain et pour finir à la danse classique avant d’avoir envie d’en faire son métier.
En 2006 elle monte le petit groupe amateur Break Fast qu’elle fait tourner en Drôme Ardèche grâce aux tremplins hip hop de portes les valence.
En 2007 elle monte sur Lyon se former pendant deux ans à la danse contemporaine au près de la chorégraphe kilina cremona dont elle ne se séparera plus jusqu’à aujourd’hui.

C’est après deux ans de formation dans la cie Rêvolution sur Bordeaux que Cécilia intégrera finalement le projet Récital à 40 en 2012.un projet qui lui ouvrira de nombreuses portes telles que la cie Stylistik, Voltaïk la cie Kafig ET tout dernièrement la cie KHAM.

Alissone Perdrix

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« Or, ce que nous voulons c’est un peu de politique entre – entre les gens, entre les corps, entre la ville et ceux qui la peuplent, entre la ville et les champs, entre les gens des villes et ceux des champs, entre les hommes et les femmes, entre les adultes et les enfants, entre nos désirs les plus inquiétants et nos envies les plus joyeuses (…)  » Mathieu Riboulet, Entre les deux il n’y a rien, éditions Verdier